FEU PAUL SONOUNAMETO

EXTRAIT DE LA BIOGRAPHIE DU SERVITEUR DE DIEU FEU PAUL SONOUNAMETO

 

Né vers 1940 à Abomey (Département du Zou en République du Bénin) de SONOUNAMETO et de DEGBEHOUNDE AHOMAGNON Nanguê, j’ai grandi dans cette même ville. Je n’ai jamais été à l’école pour étudier (apprendre à lire et écrire). C’est par la grâce de Dieu que je m’étais allé à l’alphabétisation. J‘exerçais le métier d’Aide Cuisinier. J’étais animiste et je suis né dans la divinité « NINSOU ». J’étais aussi un grand vagabond. J’avais connu et pratiqué tout ce qui se fait dans les couvents du fétiche des morts appelé « revenants » en français et « kouvito » en fon. J’étais aussi un footballeur des équipes d’Abomey. Je m’énervais beaucoup et j’avais du mal à m’entendre avec mes camarades à cause de cette colère.

Mon père décéda en 1957. Cette même année, j’avais quitté Abomey pour me rendre à Cotonou. J’avais décidé d’apprendre un autre métier : la Menuiserie ; car celui de la cuisine ne me donnait pas assez d’assurance. En 1961, j’obtins mon diplôme de maître menuisier. Mon apprentissage a duré trois ans et demi. Dans la même année (1961), je m’étais installé à mon propre compte ; d’abord à Zongo puis à Maro-GUEDEHOUNGUE. Mon travail allait très bien. Lorsque j’étais devenu maître Menuisier, je commençais à fréquenter les prostitués dans les maisons de tolérance et les samedis nous allions faire la vie en nous enivrant de boisson fortes, jusqu’à tomber et tituber en rentrant. A la maison, dans cet état je commençais à battre les apprentis qui étaient chez moi sans raison.

Etant embourbé dans les difficultés, j’avais intégré une communauté chrétienne bien connu au Bénin en 1963. Bien qu’illettré, je cherchais à comprendre la Bible. C’est pour cela que j’avais acheté une Bible en Gun. En ce temps-là, j’avais un cousin qui vivait avec moi et que j’avais introduit dans cette communauté. Le cousin s’était étonné que j’eusse acheté une Bible car il savait que j’étais analphabète. Il me demandait comment je pourrai la lire, et je lui répondis que Dieu pourrait m’y aider. Comme j’avais le désir de lire cette Bible, chaque soir, assis à une table, je priais Dieu de m’aider à la lire et à la comprendre. Par miracle, ma prière avait été exaucée et j’avais commencé par lire cette Bible ; la compréhension spirituelle s’en ai suivi. Au cours de la lecture de la Bible, j’ai compris que la pratique de la parole de Dieu est nécessaire. Mais en ce moment précis, je faisais l’objet de moqueries et de railleries de la part des Hommes et surtout de mes proches. J’étais même soupçonné d’une déficience mentale.

J’avais commencé par prêcher en 1967 sur plusieurs paroisses de cette communauté. Mais avant d’y aller pour prêcher, j’allais montrer aux dirigeants, les références des versets de la Bible qui refusent certaines pratiques de notre communauté. Ces dirigeants comprenaient bien que nous étions dans l’erreur mais disaient que le fondateur de cette dénomination n’accepterait pas que l’on change de pratique. C’était le début de l’année 1968. En ce moment, je leur avais dit ouvertement que s’il en était ainsi, donc nous ne cherchions plus le paradis mais seulement les choses de ce monde en acceptant que nous allions aussi en enfer après la mort. Neuf mois après, j’étais accompagné de trois personnes chez le chef c’est-à-dire le fondateur, celui qui étais notre pasteur pour lui expliquer ces choses. C’était en Septembre 1968. Quand j’avais commencé mes explications, il s’était énervé et nous avait renvoyés.

Après ce renvoi, nous nous étions mis à prier pour lui afin que Dieu lui donne la lumière sur ce que nous disions ; et six mois après, nous étions repartis le voir. C’était le 27 Mars 1969. Nous étions partis avec quelques chapitres de la Bible sur un papier qui montrent que les pratiques de cette Eglise n’étaient pas justes. Nous lui avions demandé de nous les expliquer. Mais il nous avait renvoyés violemment et nous avait interdit de venir chez lui à partir de ce jour. Ce même jour il m’avait dit de sortir de son église et de ne plus mettre pied sur aucune paroisse. J’avais refusé de quitter l’église de peur de retourner dans la vie païenne, mais il m’avait répondu fortement de quitter sa maison et m’interdit de mettre pied sur ses paroisses. A la suite, mon nom avais été publié sur toutes les paroisses de l’église avec pour instruction de m’expulser au cas où on me verrait. J’étais hué, insulté et frappé par les fidèles puis trainé de commissariat en commissariat. Bref autant de tribulations qui n’avaient guère émoussé mon ardeur à tenir ferme dans la vérité.

Après tout cela, nous avions déposé une demande d’autorisation de création d’une Assemblée dénommée « EGLISE D’EVANGELISATION DE LA PAROLE DU CHRIST AU MONDE » auprès des autorités compétentes. C’était en 1969. Mais notre Assemblée était fonctionnelle déjà en 1967. En ce temps, beaucoup de gens avaient cru à la Parole de Dieu que nous prêchions et ils avaient su que c’était la vérité et ils nous avaient suivis. Mais ils avaient pensé que sous peu, ils pouvaient devenir chefs sans changer leurs mauvaises habitudes. Mais la parole ne leur cédait pas un instant. Galates 2 : 4-6 ; puisque c’était l’esprit qui doit nous conduire à la repentance mais si on devient chef sans être repenti, on demeure tel qu’on était ; c’est pourquoi notre Seigneur Jésus-Christ a refusé d’établir des chefs charnels Matthieu 23 : 1-12. Puisqu’il y a des chefs spirituels qui ne sont pas choisis par les hommes. Mais celui qui veut être chef spirituel doit accepter affronter toutes les difficultés avec humilité. Jacques 4 :6. Comme la Parole ne leur accordait pas ce qu’ils voulaient, beaucoup d’entre eux murmurèrent et calomnièrent ma personne et cherchèrent des moyens pour ouvrir leur propre dénomination. C’est ainsi que beaucoup de nos fidèles nous avaient quitté pour intégrer d’autres communautés chrétiennes. Ces calomniateurs empêchèrent ceux qui voulaient adhérer à notre communauté de le faire en leur disant que c’est la voie de l’enfer. Alors qu’ils savaient pertinemment que c’était la voie de la vérité.

Peu de temps après notre autorisation, il y avait eu deux groupes qui s’étaient séparés de nous. Le premier composé de mes cinq (05) plus proches collaborateurs, avait quitté le 02 Septembre 1973 et le second en 1979 soit six (06) ans plus tard. Cette division a entrainé beaucoup de fidèles à retourner dans le monde païen. Malgré tous ces bouleversements et calomnies, nous remercions Dieu pour n’avoir pas connu de découragement, car il a toujours maintenu la vérité en notre sein jusqu’aujourd’hui, puisque après leur départ, Dieu nous a donné la force d’annoncer la bonne nouvelle de Jésus-Christ dans les villages et hameaux pour implanter des Eglises, ce que nous n’avions pas pu faire lorsque nous étions ensemble.

Où trouvions-nous les ressources financières après les nombreux départs ? Puisque beaucoup de gens n’ayant pas compris, disaient que nous avons de relation avec une grande Eglise à l’étranger qui nous finance. Ce n’est pas vrai. Mais si vous ne croyez pas, enquêtez partout et rendez-vous compte. Tel que vous avez déjà lu dans cet extrait que je suis Menuisier, c’est cette Menuiserie que Dieu a bénie pour financer l’Eglise, de même, que les bonnes volontés qui contribuent dans la mesure de leur moyen à l’Evangélisation.

Au reste, nous disons avec assurance que celui qui veut dire la vérité contenue dans la Parole de Dieu et insister sur sa mise en pratique doit souffrir obligatoirement. 2 Corinthiens 1 : 5-10. Mais si nous prions avec foi, Dieu nous délivrera des œuvres du Diable. Romains 15 : 30-31 et 2 Thessaloniciens 3 : 1-3

Que l’Esprit de Dieu qui trouve le fond de toute chose et sonde les cœurs soit avec nous tous. Amen !!